Chutes de Loufoulakari

Description 

Les chutes de la Loufoulakari sont situées à 75km de Brazzaville, plus précisément au village Kamou-Kitéké (Kimpanzou), dans le district de Boko, département du Pool. 

 

Le site Loufoulakari est un endroit touristique très agréable, très vert, qui est encore à l’état naturel et regorge deux chutes distantes de 300 mètres. La première chute s’appelle « Nguélé Mâ Ifili » en téké, qui veut dire en français « le trou de Mâ Ifili ». La deuxième chute n’est pas baptisée, elle est à 300 mètres de la première. Les Chutes de la Loufoulakari sont donc le résultat du confluent de la rivière de la Loufoulakari et du fleuve Congo, loin de la folie de la ville, et qui s’offrent à ses visiteurs, tel un joyau de la nature dans toute sa pureté. C’est aussi l’un des sites les plus proches de Brazzaville ; il fut immortalisé par le grand chanteur Youlou Mabiala, dans une de ses chansons.

 

Auparavant quand la route était bonne, le site recevait plus de 1.000 visiteurs le mois. Aujourd’hui, avec l’état dégradé de la route, le site a moins d’attrait. C’est regrettable pour ce merveilleux site qui a été délaissé. 

 

Les chutes sont également un lieu présentant un caractère historique, mystique et religieux. En effet, pour les adeptes de la religion traditionnelle, elles sont liées à une première légende. C'est ici que Boueta M'bongo résistant Kongo fut tué, décapité par les colonisateurs (français). A partir de là, sa tête restée sur le bord de la rivière aurait creusé une "tombe" à proximité de l'eau. C'est ainsi que depuis trois "rivières" se rejoignent dans ces chutes, dont le bassin serait cette "tombe". Boueta M'bongo, de son vrai nom, Mi M'Pandzou, grand chef de la région, fut en effet capturé et décapité vers 1890 par les troupes d'Alfred Fourneau. Pour le reste, libre à chacun d'y croire...

L'autre personnage historique, plus contemporain, lié à ce site est Fulbert Youlou. Le futur premier président de la République du Congo aurait eu l'habitude de plonger dans l'eau profonde de la Loufoulakari et... de ressortir avec des vêtements secs !! Selon la légende, un caïman lui serait apparu un jour de baignade. L'animal deviendra ensuite l'emblème de son parti politique, l'UDDIA (Union de Défense Démocratique des Intérêts Africains).

Notons au passage les différentes écritures du nom de la rivière (et donc des chutes) : Foulakary, Foulakari, Loufoulakary ou Loufoulakari. Pour certains, ce terme est d'origine Téké, (premiers habitants du Pool, avant l'arrivée des Kongo venus d'Angola) tout comme les autres mots désignant les rivières de la région, comme Kinkala et Djoué.

Pour d'autres, le nom serait issu d'une phrase Kongo "YA FWUILA NKAADI", ou "YA FWUILA NKAARI ". En français, elle se traduirait par "lieu où s'arrête le commerce" (lieu qui symbolise la "mort" du commerce). La puissance de la rivière empêche de la traverser à pied, emprunter un pont de lianes expose à la perte des marchandises transportées... c'est donc la fin de la route commerciale !

 

Par ailleurs, les chutes constituent un obstacle infranchissable et mettent fin à l'éventuelle navigabilité du cours d'eau. Impossible de rejoindre le fleuve Congo, lui même fort agité dans cette région.

Localisation
Kimpanzou - 75 km de Brazzaville

Activités

  • Visiter les chutes

  • Faire une randonnée

  • Se baigner